

Vous ne pouvez être à ses côtés, mais votre proche a besoin d’être veillé, soigné, et accompagné durant la nuit ? Mettre en place une garde de nuit est une option. Médicalisée ou non, permanente ou épisodique… Voici toutes les possibilités envisageables.
De jour, s’assurer que votre proche est en sécurité, c’est (relativement) jouable : faire un saut en début ou fin de journée, s’organiser avec l’auxiliaire de vie ou l’aide-soignante… Payantes ou non, les solutions de relais occasionnel existent et permettent aux aidants familiaux d’éviter de laisser leur aidé trop longtemps seul.
Mais de nuit ? Si vous n’habitez pas avec votre proche dépendant, comment faire lorsqu’il ne peut plus (ou ne veut plus) rester seul ?
BON À SAVOIR
En préalable à une garde de nuit, l’adaptation du domicile et en particulier de la chambre à coucher de votre proche réduit le risque d’accident, notamment lors des levers nocturnes.
En savoir plus sur l’aménagement de la chambre
La solution la plus évidente, c’est de faire appel à un professionnel (ou à une entreprise de services à la personne qui déléguera un professionnel) pour veiller sur votre proche la nuit. Selon l’état de santé et le niveau de surveillance requis, on parlera de garde de nuit ou de présence de nuit.
Si votre proche présente une perte d’autonomie importante (démence, affection cardio-vasculaire…), il ou elle doit être veillé(e) à chaque instant. Et cette veille doit être impérativement assurée par un personnel médical (aide-soignant ou infirmier), ou un auxiliaire de vie formé spécifiquement pour ces situations.
Le garde-malade dort ainsi dans la même chambre que votre proche, et l’assiste dès que nécessaire, du dîner au petit-déjeuner : se nourrir, faire sa toilette, se coucher et se lever, s’habiller…
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Présence de nuit ou garde de nuit non-médicalisée, cette formule s’adresse à des personnes dont la perte d’autonomie est moins importante :
La présence de nuit vise donc surtout à veiller à la tranquillité et au confort de votre proche, et à être là en cas de besoin. Elle est donc assurée par un(e) auxiliaire de vie, qui n’a pas besoin de dormir dans la même pièce que votre proche.
Comme toute prestation de service à domicile, la garde de nuit peut se faire :
Pour quel coût ? Jusque récemment, on estimait qu’une nuit de garde revenait à environ 100 €. Selon les régions, vos besoins, et le mode d’intervention choisi, cette somme pouvait varier.
Mais avec la revalorisation des services à domicile prévue dans les dernières lois concernant les aidants, nul doute que ce coût va augmenter assez nettement.
Afin de supporter la charge que représente une garde de nuit, vous pouvez compter sur :
Un accompagnement rassurant et de qualité, à un tarif raisonnable ? Ernesti pourrait bien avoir la solution à ce problème. En faisant appel à des étudiants en médecine ou en paramédecine (soins infirmiers, orthophonie, etc.), elle permet aux familles d’organiser des gardes de nuit adaptées à leur besoin :
Concrètement, Ernesti est une plateforme internet sur laquelle un aidant va détailler son besoin, choisir entre une dizaine de profils de futurs professionnels de santé (les “Chouettes”) proches du domicile de l’aidé, effectuer un essai, puis convenir d’une fréquence de présence.
Fonctionnant via le CESU, une nuit d’accompagnement reviendra à 83 € (donc 46 € avec le crédit d’impôt), pour une rémunération de 50 € net pour l’étudiant.
En 2021, Ernesti a ainsi assuré environ 2 500 gardes de nuit par mois, via 10 000 “Chouettes”.
Pour en savoir plus > Visualisez le reportage sur Ernesti, la plateforme qui met en relation étudiants en médecine et personnes âgées
Trop compliqué, ou trop coûteux, d’organiser une “vraie” garde de nuit au domicile de votre proche ? Vous pouvez tout de même explorer d’autres façons de rendre ses nuits plus sereines.
Venu du Québec, le baluchonnage (appelé relayage chez nous) consiste à accueillir sur des périodes courtes un professionnel de l’aide à domicile.
L’avantage ? La présence peut être 24h sur 24. L’inconvénient ? Pas plus de 6 jours consécutifs, et pas plus de 94 jours par an : c’est donc plutôt une solution temporaire destinée à pallier les absences des aidants qu’une réponse pérenne aux problèmes de garde de nuit.
A l’inverse d’une garde (ou présence) permanente, la garde itinérante s’organise par des rondes de professionnels de l’aide à domicile, à raison d’un ou deux passages par nuit pour :
Elle constitue un bon complément à la télésurveillance.
Objets connectés, alarmes et autres dispositifs de télésurveillance : ils ne remplacent pas l’humain, mais permettent de laisser un proche seul la nuit avec l’esprit un peu plus tranquille… si sa perte d’autonomie est “sous contrôle” et pas trop prononcée.
Si toutes les options précédentes pour rester au domicile la nuit s’avèrent impossibles, il reste une dernière solution : l’accueil de nuit dans un EHPAD ou établissement rattaché. Nous vous détaillons le fonctionnement et les conditions de cet accueil partiel en EHPAD dans cet article.